L’année 2024 aura été marquée par plusieurs événements marquants dont la réélection de Donald Trump à la présidence des États-Unis. Ce dernier n’a pas attendu d’être en place pour entrainer plusieurs perturbations au niveau géopolitique et économique avec notamment les droits de douanes annoncés de 25% sur les produits canadiens.
En 2024, l'économie canadienne a connu une baisse progressive de l'inflation, atteignant 1,9 % en novembre, soit tout juste sous l'objectif de 2 % fixé par la Banque du Canada.
En réponse, la Banque du Canada a réduit son taux directeur à plusieurs reprises, le ramenant à 3,25 % en décembre, afin de soutenir l'économie et d'alléger le fardeau de la dette pour les ménages.
Aux États-Unis, la Réserve fédérale a réduit les taux d'intérêt à plusieurs reprises en 2024, les ramenant à une fourchette comprise entre 4,25% et 4,5% en décembre. L'inflation aux États-Unis a atteint 2,4% en novembre 2024, soit en hausse de 0,2% depuis septembre.
La forte économie américaine avec un marché de l’emploi très fort, conjugué avec les politiques annoncées de Trump, permettent de présager une augmentation de l’inflation et conséquemment mettre fin aux baisses de taux directeur aux États-Unis. Les taux des obligations à long terme ont augmenté en 2024 en fonction de ces anticipations.
L'année 2024 a été marquée par des performances contrastées des principaux indices boursiers mondiaux. Aux États-Unis, le S&P 500 a enregistré une hausse impressionnante de 23,3%, tandis que le Nasdaq a également connu une forte croissance de 29,6%. Au Canada, le S&P/TSX a affiché une croissance solide de 21,7%.
En Europe, le DAX allemand a progressé de 18,85%, le FTSE 100 anglais a connu une hausse de 5,6%, le CAC français a reculé de 2,15% tandis que l’OMX Copenhagen du Danemark reculait de 7,9%. L’indice Euro Stoxx 600 a connu une performance de 8,78%.
L’indice MSCI des marchés émergents a quant à lui réalisé un rendement de 5%.
Bien que les taux directeurs aient diminués en 2024, les taux des obligations 10 ans au Canada et aux États-Unis ont augmenté. L’indice d’obligation canadienne core Morningstar a fait un rendement de 3,92% en 2024.
Au début de l’année, les taux hypothécaires 1an et 5 ans fixes se situaient respectivement à 7,84% et 6,89% pour terminer l’année à 7,24% et 6,49%. Soit une baisse de 0,6% et de 0,4%1.
Nos gouvernements ont tendance à dépenser l’argent qu’ils n’ont pas et ce au détriment des générations qui suivront. Lors de son dernier énoncé économique, le gouvernement fédéral a annoncé un déficit record de 62 milliards de dollars. Au Québec, la situation est tout aussi préoccupante avec un déficit anticipé record de 11 milliards de dollars.
Au moment d’écrire ce texte, la dette canadienne était de 1 356 612 652 338$, représentant près de 41 000$ par contribuable canadien. Et ce montant augmente à plus de 150 000$ par minute .
Au Québec, la dette publique atteint 336 281 629 629$ pour près de 49 000$ par contribuable .
Actuellement, les taux hypothécaires au Canada varient entre 4,5 % et 7 %, selon les termes et les conditions spécifiques des prêts.
Les prévisions pour 2025 suggèrent une poursuite de la baisse des taux, avec une diminution progressive du taux directeur de la Banque du Canada, qui pourrait atteindre 2,5 % d'ici la fin de l'année.
Cette tendance offrirait des conditions de financement plus favorables aux emprunteurs.
Au Canada, on devrait voir la poursuite de la baisse des taux d'intérêt, ce qui devrait soutenir la consommation et l'investissement. Cependant, des défis subsistent, notamment en matière de maîtrise de l'inflation et de gestion des déficits publics. Les marchés financiers pourraient connaître une volatilité accrue en raison des incertitudes économiques et géopolitiques et des menaces de l’administration Trump quant aux tarifs douaniers.
Aux États-Unis, les "Magnificient 7" (Apple, Microsoft, Google, Amazon, Meta, Nvidia et Tesla) ont été les grands gagnants de l’année, tirant profit de la demande croissante pour des solutions d’automatisation et d’intelligence artificielle. Cependant, cette concentration pose la question de la durabilité de cette croissance, notamment face à des valorisations élevées.
Jusqu’à quel point il sera rentable d’acheter ces actions qui se transigent à des prix très élevés? Il existe plusieurs compagnies américaines et aussi ailleurs dans le monde qui offrent des valorisations beaucoup plus avantageuses contribuant à un optimisme prudent et favorisant la gestion active dans la sélection de titre plutôt que la gestion passive où les «Big tech » sont surreprésentées.
L'année 2025 présente de bonnes opportunités pour les investisseurs, mais elle demande aussi prudence et discipline. Favorisez une approche diversifiée, en investissant à la fois dans des actions et des obligations de qualité. Prêtez attention aux petites et moyennes entreprises, qui peuvent offrir un bon potentiel de croissance, et choisissez des obligations de sociétés bien notées, particulièrement au Canada, où elles offrent des rendements intéressants.
Malgré les tentations de surinvestir dans les placements ayant bien performé récemment, il est essentiel de respecter votre tolérance au risque et votre stratégie à long terme. Les marchés fluctuent, et ce qui a bien fonctionné hier pourrait sous-performer demain. En revanche, des actifs moins performants par le passé pourraient rebondir.
Restez concentré sur vos objectifs, évitez de réagir aux tendances à court terme, et privilégiez toujours la diversification. Avec une stratégie stable et équilibrée, vous serez mieux préparé pour naviguer dans les incertitudes et tirer parti des opportunités qu'offre 2025.
Sources :
1. Historique des taux hypothécaires au Canada (1975 à 2025)2. Compteur de la dette canadienne – IEDM/MEI 3. Compteur de la dette québécoise – IEDM/MEI