Le CELI est un outil d’épargne très avantageux, mais il exige une gestion rigoureuse. Une mauvaise compréhension des droits de cotisation peut mener à des cotisations excédentaires et à des pénalités. La conciliation du CELI consiste à valider ses droits réels plutôt que de se fier uniquement à l’information disponible sur le site de l’ARC.
Le montant des droits de cotisation indiqué par l’ARC n’est pas toujours à jour. Les institutions financières transmettent l’information avec un certain délai, surtout lorsqu’un CELI est détenu auprès de plusieurs établissements. Il est donc possible que des cotisations ou des retraits récents n’apparaissent pas encore.
Pour avoir un portrait exact, il est important de compiler toutes les cotisations et tous les retraits effectués depuis l’ouverture du CELI, peu importe l’institution financière. Un suivi personnel permet d’avoir un contrôle précis et d’éviter de dépasser les droits autorisés.
Un retrait effectué dans une année donnée ne redonne pas immédiatement des droits de cotisation. L’espace de cotisation est recréé seulement à partir du 1er janvier de l’année suivante. Ce détail est souvent mal compris et représente l’une des causes les plus fréquentes de cotisations excédentaires.
Une cotisation excédentaire entraîne une pénalité de 1 % par mois sur le montant excédentaire, et ce, tant que la situation n’est pas corrigée. Plus l’erreur est détectée tôt, plus les conséquences financières peuvent être limitées et contrôlées.
Une conciliation régulière du CELI permet d’éviter les pénalités, de cotiser en toute confiance et de tirer pleinement avantage de cet outil d’épargne flexible et fiscalement avantageux. Elle fait partie des bonnes pratiques pour une gestion financière saine et proactive.